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Les asanas, les postures.
« Sans le corps, l'homme ne peut atteindre aucun résultat. »
Rudrayamala (I,V,160)

Les asanas, les postures sont le troisième pilier du yoga. Elles apportent solidité, santé et légèreté dans le corps. Les asanas ne sont pas de simples exercices physiques, ce sont des postures. En les pratiquant, le yogi développe souplesse, équilibre, endurance et acquiert une grande vitalité.

On parle symboliquement de 8 400 000 asanas, dont 84 sont classiquement retenus et enseignés. Ils portent souvent des noms d'animaux, d'êtres mythiques, de sages ou de dieux. Le nom des postures en français révèle la distance qui nous sépare des racines indiennes du yoga. Par exemple, l'aigle s'appelle Garudasana en sanskrit, c'est-à-dire la posture de Garuda, le dieu mi-homme mi-aigle. Garuda est la monture du dieu Vishnu, qui fait partie de la trinité hindoue. Il est dit qu'en pratiquant et en se concentrant sur le nom de la posture on acquiert les qualités de celles-ci. Pour l'aigle, c'est assurément avoir une vision claire d'ensemble, un regard autre.

La sagesse se trouve dans la pratique.

Selon l’Hatha Yoga Pradipika, chap. I, 17 :

 

La prise de la posture (l’asana) formant le premier élément du Hatha yoga

est décrite tout d’abord. Elle a pour résultat la fermeté de la position,

la disparition de toute maladie et la légèreté physique.

Yoga signifie Union.

YUJ signifie mettre sous le joug, ajuster, maintenir au prix d’un effort, un effort de maîtrise.

La posture donne la fermeté au corps, donc elle donne de la stabilité. Un corps stable permet de brûler toute instabilité de l’esprit. Elle donne un corps en santé donc toute sensation de lourdeur, d’inertie et de paresse disparaît. Le but des asanas est de maîtriser Rajas (l’agitation) et Tamas (l’inertie).

Où finit le corps? Où commence la conscience?

Pendant la pratique des asanas, aucune tension exagérée ne doit être perçue sur le visage, les oreilles, les yeux ou à travers la respiration. Une joie doit se faire sentir dans le corps comme dans la tête.

L’asana repose sur deux piliers : Sthira Sukha - la stabilité et la détente. La respiration est un bon indicateur de votre effort. Une respiration qui s’emballe est signe que le travail se fait trop en force.

La posture parfaite n’existe pas, même s’il y a des alignements sécuritaires qui favorisent la circulation de l’énergie. Le yoga se prête à l’écoute de la danse, de la vie en nous. Une fois la posture bien alignée, il vaut mieux se laisser porter par l'asana, pour devenir de plus en plus concentré sur l'expérience, que de chercher absolument une pseudo forme parfaite.

Le yoga est bien plus que de l’exercice physique; il forge le caractère. Il nous amène à sortir de nos zones de confort et à repousser nos limites mentales et physiques, tout en accueillant le corps que nous avons. La posture ne doit jamais insuffler de la souffrance, mais bien au contraire, de la joie.

Selon Patanjali, dans les Yoga Sutra, chap. II, 46 : Sthiramsukham asana - l’asana doit être fermement établi dans un espace heureux. Strira : ferme, solide, durable.

 

Patanjali décrit la posture avec deux qualités diamétralement opposées : la fermeté, qui engendre la force intérieure, et l’aisance, qui apporte la détente. La posture ne devient véritablement asana que lorsqu’elle est tenue confortablement un certain temps. La fermeté est nécessaire pour éviter des distractions. Lorsque le corps est en souffrance, l’esprit est submergé par la douleur, il devient distrait, l’asana n’est plus...

Les textes nous enseignent à être positionnés de manière stable et agréable, pour ensuite aller vers la concentration, puis la méditation.

Dans le chap. II, 47, Patanjali nous dit que la posture commence quand l’effort cesse et que la méditation se place spontanément. Tant que nous sommes dans l’effort, nous ne sommes pas dans la posture juste.

Alors, la conscience se révèle, le témoin en nous observe, sans mot. Le mental s’apaise, les sens se retirent du monde extérieur...